L’impression textile

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L’impression textile2019-03-22T10:48:20+02:00

À une époque où tout doit être toujours plus rapide et qualitatif,
les professionnels du marquage textile se retrouvent confrontés à des exigences client de plus en plus strictes.
Quelque soit l’application finale, trois critères reviennent systématiquement :
qualité visuelle, finesse du rendu et tenue dans le temps.
En tant qu’experts du marquage textile depuis plusieurs décennies,
nous en sommes venus à la conclusion que seules les techniques d’impression directes sur textiles réunissent ces trois aspects.

Comment en sommes-nous venus à une telle conclusion ?
Petit retour sur les textiles, les encres et les différentes méthodes de marquage.

Les Textiles

Avant de marquer un textile, il est important de le connaître : savoir quelle est sa composition et sa technique de conception vous permettra de définir le type d’encre adéquat, puis la meilleure manière d’appliquer cette encre.

Les matières textiles

Terme englobant les matières fibreuses ou filamenteuses, naturelles ou chimiquement fabriquées, destinées à la fabrication d’articles textiles tels que les fils, tissus, tricots, filets, cordages, tresses, feutre, etc. Nous classerons ici ces matières selon leur fabrication : naturelle ou chimique.

Fibres naturelles

Fibres artificielles

Fibres synthétiques

Les fibres naturelles sont obtenues par transformations physiques et mécaniques d’une matière naturelle, sans modifier sa composition.
Elles peuvent être d’origine végétale, animale, ou minérale.
Les fibres naturelles sont réputées pour leur toucher doux et sont confortables au quotidien. Elles absorbent très bien l’humidité mais en contrepartie elles s’alourdissent à cause du stockage d’eau et sèchent lentement. Contrairement aux fibres synthétiques, elles sont antistatiques. Elles s’exposent aussi au boulochage.

Exemples de fibres naturelles : coton, lin, laine, soie…

Les fibres chimiques ont d’abord été créées pour reproduire artificiellement des propriétés des fibres naturelles (en premier lieu de la soie et de la laine). Les fibres artificielles n’ont pas pu imiter la nature mais sont dotées d’autres qualités. Elles sont généralement plus solides et plus résistantes à l’usure que les fibres naturelles.

Exemples de fibres artificielles : viscose, modal…

Les fibres synthétiques ont l’avantage d’être peu absorbantes et sèchent rapidement. Elles sont idéales pour les activités sportives car elles permettent, contrairement au coton par exemple, d’évacuer facilement la transpiration. En contrepartie elles stockent les odeurs.
Elles sont aussi résistantes aux taches ce qui donne des tissus faciles d’entretien.
La plupart des tissus synthétiques sont peu froissables car les fibres sont thermoplastiques. On obtient ainsi des tissus avec des plis permanents ou des tissus infroissables.Exemples de fibres synthétiques : polyester, Nylon, acrylique, élasthanne…

Les différents textiles

Les textiles sont des surfaces et des volumes réalisés à partir de fils, de fibres ou de filaments dont les enchevêtrements obéissent à des techniques très variées.

On distingue 3 grandes catégories de textiles :

  • les textiles tissés : étoffes dont les fils s’entrecroisent dans deux ou plusieurs directions (tissage, tapisserie, dentelle, etc…)
  • les textiles tricotés : étoffes constituées par l’accumulation de boucles (mailles tricotées)
  • les textiles non-tissés : étoffes dont les matières s’emmêlent, fondent, se collent. Les non-tissés sont obtenus à partir de nappes de fibres ou de filaments assemblées par aiguilletage, feutrage, encollage, pressage, thermoformage, etc.

Nous ne nous intéresserons ici qu’au tissage et au tricotage.

Tricotage

Tissage

Industrialisée à la fin du XVIème siècle, cette technique se différencie du tissage par le fait qu’elle n’emploie qu’un seul fil en formant des boucles (appelées mailles) qui s’entrelacent à l’aide d’aiguilles.

Exemples de textiles en mailles : ajouré, dentelle, polaire, résille, velours…

Le tissage est un procédé d’assemblage de fils sur un métier à tisser, permettant d’obtenir un tissu chaîne et trame. Il consiste à entrecroiser les fils de chaîne (fils tendus dans le sens de la longueur du métier à tisser) et les fils de trame (fils tendus dans le sens de la largeur du métier à tisser).

Exemple de textiles tissés : angora, crêpe, damas, jean, flanelle, voile, organza, popeline…

Les Encres

Chaque type de textile, selon sa matière et sa confection initiale, va pouvoir supporter tel ou tel type d’encre. Voici les quatre types d’encres utilisés en impression textile.

Les encres réactives

Les encres réactives sont idéales pour l’impression des tissus en fibres naturelles. Elles ont une bonne résistance à la lumière et une bonne tenue au lavage en raison de la liaison chimique entre le colorant et le tissu. Le prétraitement du tissu est facilement disponible et peu coûteux. Il faut ensuite réaliser un post traitement à la vapeur puis un lavage du tissu.

Les encres acides

Les encres acides sont idéales pour l’impression du Nylon, de la soie, de la laine et du cuir. Elles sont le plus souvent utilisées pour les vêtement de sport, les maillots de bain, la lingerie, les drapeaux, les cravates et foulards. La tenue au lavage est bonne grâce à la forte liaison créée entre le substrat et la matière colorante. Le tissu nécessite également un prétraitement et un post traitement à la vapeur, puis un lavage.

Les encres dispersives

Les encres dispersives sont idéales pour l’impression des tissus polyester. Elles sont moins brillantes que les encres acides et réactives. Chauffées à haute température, leur teinte devient gazeuse et est absorbée par le polyester. Le colorant des encres dispersives refroidit et se condense ce qui le piège dans les fibres du tissu offrant ainsi une grande résistance au lavage.

Les encres pigmentaires

Les encres pigmentaires contiennent une résine qui sert de liant et qui aide les pigments à adhérer au tissu. Elles peuvent être utilisées pour une large gamme de tissu coton et mélange coton. D’autre part, du fait de l’emploi d’une résine, le nombre de pigments employé est limité car plus il y a de pigments, plus on augmente la viscosité de l’encre. Les encres pigmentaires ont une bonne résistance à la lumière et nécessitent un séchage aux UV ou via une forte chaleur pour la fixation de l’encre ce qui simplifie son emploi.

Les méthodes de marquage

L’impression textile consiste à appliquer de la couleur sur le support. À la différence de la teinture, la couleur d’impression n’est appliquée qu’à des zones définies afin d’obtenir le motif désiré. Pour cela, plusieurs techniques d’impression existent, artisanales ou industrielles, et se combinent avec des actions chimiques, suivant le choix des encres.

Méthodes Artisanales

Dans notre société, les techniques de marquage artisanales ne sont désormais utilisées que dans de rares exceptions ou de manière ponctuelle. Elles se sont en effet industrialisées et ont évoluées au fil des siècles, laissant place aux techniques industrielles puis numériques. Néanmoins, elles restent utilisées dans de nombreuses régions du globe ne bénéficiant pas des avancées technologiques et numériques.

L’impression à la planche

Le pochoir

Le batik

Le flocage

Procédé consistant à sculpter le motif en relief dans une planche de bois qui est ensuite enduite de colorant et appliquée sur l’étoffe. Elle est la principale technique d’impression sur étoffe au XVIIIe siècle.Technique utilisant un motif prédécoupé et des couleurs appliquées à la brosse.Technique originaire de Java consistant à masquer avec de la cire les parties du tissu qui ne seront pas teintes.Technique qui consiste à appliquer des flocks (poils très fins) sur le tissu pour obtenir un motif à l’aspect et toucher de velours. Le tissu est d’abord encollé, puis les poils sont appliqués.
Cette méthode bénéficie aujourd’hui d’un renouveau grâce au transfert numérique.

Techniques modernes

Les techniques d’impression modernes ont totalement révolutionné de nombreux corps de métier de l’imagerie. Si les techniques de marquage textile artisanales listées ci-dessus sont encore usitées à petite échelle, la majeure partie des textiles d’ameublement, de décoration et de prêt-à-porter sont marqués de manière industrielle ou numérique.

La sérigraphie

L’impression rotative

L’impression numérique

Cette technique consiste à passer des cadres plats successivement sur le tissu qui est collé sur de longues tables chauffantes. Les tables d’impression sont de la largeur du tissu imprimé et peuvent mesurer plusieurs dizaines de mètres.

Pour les pièces déjà confectionnées, la table d’impression est remplacée par un carrousel sur lequel tous les écrans sont fixés. Le textile est enfilé sur un gabarit nommé « jeannette » contre lequel les écrans vont venir s’appliquer les uns après les autres.

L’impression rotative, dite aussi « à cadre rotatif » ou encore « au cylindre », est une technique d’impression consistant à passer des cadres rotatifs successivement sur le tissu disposé sur une longue table. Cette technique utilise le même principe que l’impression au cadre plat sauf que les cadres plats deviennent des cylindres.

L’impression numérique regroupe plusieurs procédés d’impression avec imprimante jet d’encre. Elle est idéale pour imprimer sur des textiles les photos ou motifs composés de beaucoup de couleurs ou de dégradés. Le numérique permet aux industriels du textile d’être plus flexibles et d’obtenir des délais de fabrication plus courts.
La production s’adapte à des volumes plus petits contrairement aux techniques d’impression traditionnelles qui imposent une quantité minimum.
On distingue deux techniques : l’impression directe et le transfert.Exemples de techniques d’impression directe : sublimation grand format, impression directe sur coton…

Exemples de technique de transfert : flex, sublimation, transfert laser…

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